Carte des affaires ISDS
Durant toutes les négociations, le contenu de l’accord s’est avéré problématique pour différents secteurs de part et d’autre du Pacifique. Les agriculteurs états-uniens ont réusssi à exclure le sucre de l’entente, mais se retrouveraient face à une nouvelle concurrence australienne en matière de produits laitiers. Le mouvement social d’opposition à cet accord a été très fort en Australie. La principale préoccupation concernait l’accès aux médicaments. En vertu de l’accord de libre-échange, l’Australie doit s’engager à renforcer les monopoles des compagnies pharmaceutiques américaines sur les brevets. Ce qui vient compromettre directement le Programme australien de soutien aux profits des compagnies pharmaceutiques (PBS).
L’accord de libre-échange est devenu un enjeu électoral majeur à la fin de 2004. Néanmoins, le premier ministre Howard a été réélu et s’est finalement entendu avec l’administration Bush sur le chapitre des produits pharmaceutiques à la fin de l’année, assurant ainsi l’entrée en vigueur de l’accord au début 2005.
Un an après l’entrée en vigueur de l’accord de libre-échange, un débat a éclaté en Australie concernant les concéquences de l’accord. Durant la première année, les exportations états-uniennes en Australie ont rapidement augmenté pendant que les exportations de l’Australie vers les États-Unis ont diminué. De plus, les compagnies pharmaceutiques états-uniennes étaient mécontentes des garanties limitées qui permettent à l’Australie de protéger son PBS et ont donc commencé à tenter de les faire tomber.
En 2007, l’Australie a enregistré un déficit commercial de 13,6 milliards$ avec les États-Unis, son plus grand déficit jamais atteint avec un partenaire commercial. Le National Institute of Economic and Industry Research estime que l’accord de libre-échange États-Unis-Australie pourrait coûter à l’Australie 50 milliards$ et 200 000 emplois.
dernière mise à jour : mai 2012
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